Mois de juin

01/06/2019

Araignées

Comme toutes les araignées, les espèces qui élisent domicile dans nos maisons ont huit pattes. Leur corps est divisé en deux parties : le céphalothorax (tête et thorax soudés) et l’abdomen. Elles n’ont jamais d’ailes. Leur forme, leur taille et leur couleur sont très variées.

Développement et moeurs

Les araignées femelles pondent habituellement leurs œufs dans un sac tissé de fils de soie. Elles disposent celui-ci à l’abri ou le gardent avec elles. Elles hibernent, qu’importe le stade de leur cycle de vie. L’éclosion des œufs se produit habituellement quelques semaines après la ponte. Les jeunes qui en sortiront ressembleront déjà aux adultes. Ils ne subiront pas de métamorphose, mais mueront à quelques reprises avant d’atteindre leur taille adulte. Bien que la majorité des araignées proviennent de l’extérieur, certaines espèces ont tendance à demeurer à l’intérieur de nos maisons. Elles se nourrissent des insectes qu’elles chassent ou qu’elles capturent dans leur toile. Elles possèdent également des organes producteurs de soie qui sont utilisés pour la fabrication des nids, des toiles servant à piéger des proies ou des cocons protégeant les œufs. Les araignées peuvent avoir jusqu’à huit yeux, mais, curieusement, la majorité d’entre elles sont myopes. La plupart des araignées sont nocturnes et timides, et elles préfèrent la fuite à la confrontation.

Prévention

Il est recommandé, autant avant qu’après un traitement, de limiter l’éclairage extérieur le soir à l’essentiel et de ne pas le diriger vers les portes ou les fenêtres. La lumière attire les insectes qui, à leur tour, attirent les araignées.

Recommandations

À l’aide d’un balai ou d’un aspirateur, nettoyer fréquemment les plinthes électriques et les coins des pièces pour y éliminer tout débris de nourriture.

À l’extérieur, les ampoules électriques jaunes attirent moins les insectes et, par conséquent, moins d’araignées près de la maison.

 

Fourmis charpentières

Les fourmis charpentières vivent en société au sein d’une fourmilière où règne une stricte organisation hiérarchique. On trouve ainsi des reines, des ouvrières et des mâles possédant chacun un rôle et une physionomie différents. La reine se distingue comme l’insecte le plus gros de la fourmilière, tandis que les ouvrières ont une morphologie qui varie selon leur fonction. Par conséquent, il est compliqué d’identifier l’espèce de fourmi qui infeste votre maison en se fiant uniquement à la taille.

Développement et moeurs

Chez les fourmis charpentières, il n’y a qu’une reine par colonie. Tout commence par un envol massif d’adultes sexués qui s’accoupleront en vol, qu’on appelle un « essaimage ». Après l’accouplement, la femelle maintenant reine perd ses ailes et cherche l’endroit idéal pour pondre ses premiers œufs : un arbre mourant, une souche en décomposition, ou parfois à l’intérieur d’un bâtiment. Il est important de mentionner que les fourmis charpentières ne sont pas xylophages, elles ne mangent pas le bois. Elles creusent plutôt des galeries pour y créer une colonie, principale ou satellite (donc sans reine).

Afin que la colonie atteigne sa pleine maturité, il faut attendre au minimum trois ans. Elle est alors constituée d’au moins 2000 fourmis ouvrières. La reine commence à engendrer, à chaque fin d’été, des insectes sexués et ailés qui seront, à leur tour, destinés à fonder une nouvelle colonie.

Les fourmis charpentières creusent alors leurs nids dans des endroits propices à leur expansion comme un panneau d’uréthane isolant ou une pièce de bois dont la densité a été affectée par l’humidité, facilitant le forage de galeries dans cette dernière.

Une maison peut être infestée de quatre manières par des fourmis charpentières :

Une reine arrive dans votre maison et fonde une nouvelle colonie;

Une colonie ou une partie d’une colonie migre à la suite d’un stress majeur;

Du matériel contenant des fourmis, comme du bois de chauffage, est introduit dans la maison;

Un nid satellite se forme, sans reine. Il s’agit d’ailleurs de la cause la plus fréquente au Québec.

Recommandations

Faire un bon dépistage pour découvrir l’endroit où est le nid de fourmis.

Modifier les conditions qui favorisent la prolifération de fourmis charpentières; dont éliminer tout bois pourri ou infesté autour du bâtiment.

Remédier s’il y a lieu aux problèmes reliés à l’infiltration d’eau, car cela endommage les structures de bois.

Conserver les aliments dans des contenants scellés en cas d’infestation.

Si les fourmis viennent de l’extérieur pour s’alimenter dans le bâtiment, une intervention extérieure saisonnière peut résoudre la situation. Dans le cas d’une présence de fourmis dans votre maison, un plan prenant en compte l’environnement et la sécurité des habitants sera établi avec vous par un technicien V Extermination. Communiquez avec nous dès maintenant pour une estimation gratuite.

 

Fourmis de pavés

Les fourmis de pavés sont petites et, comme leur nom l’indique, elles font leurs nids sous les pavés. Ces nids sont facilement reconnaissables grâce aux petits monticules de sable que l’on retrouve par terre dans les fentes des allées ou sur le gazon. Elles sont très actives à la fin du printemps et au début de l’été. Les fourmis de pavés sont de couleur brun pâle à noir avec un appendice plus clair que le reste du corps. Elles mesurent de 2,5 mm à 3 mm et possèdent une taille fine et des antennes coudées (pliées). Elles ont des lignes parallèles sur la tête et sur le thorax.

Développement et moeurs

Les fourmis sont des insectes sociaux qui vivent en colonies et leur nourriture préférée est le miellat de pucerons. Elles se nourrissent aussi d’insectes vivants ou morts, du nectar des fleurs ou de toute matière organique sucrée à leur portée. Elles font leurs nids dans le sol sablonneux des pelouses et d’autres surfaces. L’extérieur des nids de fourmis sont visibles sous la forme de plusieurs petits cratères surmontés de fines ouvertures. Les fourmis empruntent les fissures présentes dans les fondations des bâtiments pour s’infiltrer à l’intérieur, et ce, souvent après une pluie abondante.

Recommandations

Si la présence de fourmis se manifeste à proximité de votre maison, faites traiter les nids visibles sur votre propriété. À force d’excaver le sable sous les paysagements en pavé uni, les fourmis finissent par créer des inégalités sous les blocs. Il arrive fréquemment qu’elles tentent de pénétrer les bâtiments à la recherche d’eau et de nourriture, causant des problèmes allant jusqu’à nécessiter une intervention par un technicien en gestion parasitaire. La plupart du temps, la croissance des colonies de fourmis peut être enrayé par un traitement extérieur à l’aide d’une application sécuritaire d’un insecticide à effet de longue durée contre ces visiteuses envahissantes. Communiquez avec nous pour obtenir une estimation sans frais.

 

Perce-oreilles

Les perce-oreilles, ou forficules, mesurent de 1 cm à 2 cm de long lorsqu’ils sont adultes. Leur corps est couvert d’une carapace ou cuticule, brun roux brillant. L’abdomen est souvent plus foncé que la tête et le thorax. De forme très allongée, les perce-oreilles possèdent deux longues antennes et une paire de pièces buccales de type « broyeur ». Ils sont munis de petites ailes qu’ils n’utilisent pratiquement pas, sauf pour planer. Les jeunes ressemblent aux adultes, mais ils sont plus clairs et aptères (sans ailes).

Développement et moeurs

Les perce-oreilles sont lucifuges : ils fuient la lumière. Le jour, ils passent la plupart de leur temps dans les crevasses du sol, sous les écorces de bois mort, dans le creux des fleurs ou entre les pétales de grosses fleurs. La nuit, ils sortent et partent à la recherche de nourriture.

Après l’accouplement qui s’effectue en été, les femelles pondent des œufs. Les larves donneront des adultes quelques mois plus tard. Les femelles semblent prendre soin des petits. Aux premiers froids et gelées d’automne (vers octobre), les forficules s’enfouissent dans le sol pour hiberner. La plupart des perce-oreilles mâles meurent en hiver, alors que les femelles de l’année y survivent. Un mois plus tard environ, celles-ci creusent une petite loge (terrier), s’y isolent et pondent quelques dizaines d’œufs blancs, arrondis et translucides (une soixantaine au maximum). Vers la mi-mai, les larves de perce-oreilles éclosent. Les femelles s’occupent de leurs œufs et de leurs larves avec un soin attentif, jusqu’à la dernière des quatre mues que subissent les larves. À ce stade, ils ressemblent aux adultes, mais sont plus petits et sans ailes. Les jeunes adultes sortent généralement en juillet. Ils demeurent actifs jusqu’aux premiers gels.

Les perce-oreilles sont souvent considérés comme des auxiliaires du jardinier, parce que grands consommateurs d’insectes dits « nuisibles » ou « ravageurs ». Ils consomment aussi des végétaux très mûrs ou en début de décomposition.

Les perce-oreilles deviennent problématiques lorsqu’ils infestent les meubles de jardin et les patios, ou quand ils pénètrent à l’intérieur des structures des bâtiments par les ouvertures d’aération dans les murs de brique, requérant alors une intervention intérieure et extérieure.

Recommandations

Éviter de placer du paillis dans les plates-bandes près de la maison.

Secouer vigoureusement et bien inspecter les plantes avant de les entrer dans la maison.

Éliminer les débris et la matière organique en décomposition.

Empiler le bois loin de la maison.

Au printemps, travailler le sol par temps chaud et sec pour déranger les perce-oreilles adultes et détruire les œufs et les larves en les exposant au soleil.